L'invisibilité des afro-péruviens
Wednesday, 07 December 2011 09:23 Written by Patricia Beauchamp AfadeLes Anneaux de la Mémoire, en partenariat avec l’Université de Nantes (CRHIA et CRINI), sont heureux de vous inviter à la deuxième conférence de leur cycle annuel 2011-2012 :
L'invisibilité des afro-péruviens
Estela Tapia (étudiante à l'université d'Angers)
Mardi 13 décembre 2011 de 18h à 20h
Médiathèque Jacques Demy – Salle Jules Vallès
Pour plus d’information
Les Anneaux de la Mémoire
Tel. 02 40 69 68 52
Mél.
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Résumé de la communication
Les noirs participèrent aux côtés des Espagnols à la conquête de l’empire inca, ainsi qu'aux différentes guerres civiles de la colonie; du point de vue économique, ils ont contribué à l’essor de l’empire espagnol et de l’Europe. Ils ont d'abord été amenés en tant qu’esclaves pour remplacer la main d’œuvre indigène. Pour cela, ils sont allés travailler dans la campagne, comme esclaves dans les plantations, dans l’exploitation de la canne à sucre et le coton des colons espagnols qui s’étaient installés sur la côte péruvienne.
Ils ont été des esclaves domestiques dans les villes, les haciendas et chez les évêques qui possédaient des esclaves offerts par les fidèles espagnols. Ils ont également été envoyés dans les mines pour remplacer les indiens qui ne résistaient pas aux durs travaux, mais comme ils n’étaient pas habitués aux froids et à l’altitude, ils ont été décimés par les mauvais traitements et les épidémies, ils ont subi le même sort que les indiens.
Plus tard, ils sont allés combattre pendant les guerres d’indépendances aux côtés des criollos, des métis, et des libérateurs. C’est ainsi que Simon Bolivar et José de San Martin n'ont pas hésité à libérer les esclaves, pour obtenir leur appui pendant les guerres d’indépendance en l’Amérique latine.
Les esclaves noirs obtiendront leur libération après l’abolition de l’esclavage en 1855 au Pérou par le président Ramon Castilla.
Par la suite, dans le labyrinthe du métissage, les noirs vont s’estomper peu à peu et aujourd’hui ils font partie du capital génétique de l’homme péruvien, ils intègrent le patrimoine culturel du Pérou, et ils configurent une des bases sociales de la nation péruvienne.











