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Friday, 15 April 2011 10:29

Ayiti vue par des artistes contemporains

Un article publié dans France-Antilles Guadeloupe le 11 avril 2011, présentant l'exposition "D'Ayiti à Haïti, la liberté conquise", le travail des artistes guadeloupéens qui ont illustré le propos historique de leurs oeuvres et celui des Anneaux de la Mémoire.
Published in Revue de presse
Thursday, 14 April 2011 17:16

Ayiti vue par des artistes contemporains

Je reproduis ci-dessous un article de France-Antilles Guadeloupe, du 11 avril 2011 :

SAINTE-ROSE
Ayiti vue par des artistes contemporains

Claudia BELTON France-Antilles Guadeloupe 11.04.2011

Exposition D'Ayiti à Haïti, la liberté conquise. Jusqu'à jeudi prochain, à l'office municipal du temps libre (OMTL) de Sainte-Rose, les Anneaux de la mémoire présentent D'Ayiti à Haïti, la liberté conquise. À travers 31 tableaux, huit peintres guadeloupéens ont interprété la traite négrière et l'esclavage : Klodi Cancelier, Eddy Clarus, Félie-Line Lucol, Joël Nankin, Marielle Plaisir, Sanmyel, Sand et Philibert Yrius. « C'est un regard croisé d'historiens et d'artistes contemporains qui partage leur vision » , explique Jean-Marc Hunt, commissaire de l'exposition.

SAINTE-ROSE

Ayiti vue par des artistes contemporains

Claudia BELTON France-Antilles Guadeloupe 11.04.2011

M. Bapaume avait étudié avec ses élèves de CM2 le roman de Maryse Condé, Rêves amers. Devant les tableaux, certains passages du livre leur sont revenus.
Exposition D'Ayiti à Haïti, la liberté conquise. Jusqu'à jeudi prochain, à l'office municipal du temps libre (OMTL) de Sainte-Rose, les Anneaux de la mémoire présentent D'Ayiti à Haïti, la liberté conquise. À travers 31 tableaux, huit peintres guadeloupéens ont interprété la traite négrière et l'esclavage : Klodi Cancelier, Eddy Clarus, Félie-Line Lucol, Joël Nankin, Marielle Plaisir, Sanmyel, Sand et Philibert Yrius. « C'est un regard croisé d'historiens et d'artistes contemporains qui partage leur vision » , explique Jean-Marc Hunt, commissaire de l'exposition.
Chaque tableau est une histoire à lui tout seul. Sur les murs, des images colorées d'Haïti, réalistes et abstraites, se regardent. Entre deux couches de peinture, des visages apparaissent soudain rappelant des rites ancestraux. D'autres évoquent les courbes généreuses de femmes prises au piège. Des hommes, effacés ou pas, se succèdent sur la toile. Des symboles, aussi. Félie-Line Lucol, elle, s'est penchée sur la vie au quotidien d'Haïti. En un seul tableau, l'artiste a réuni tout Haïti : le tap-tap, le danseur de ka, la fillette en uniforme, la marchande, le coq et le rite vaudou.
Leur propre vision de l'histoire
Les coeurs des 58 élèves de CM1 et de CM2 de l'école élémentaire de La Boucan ont battu en le regardant. Ils y ont revu les pages du roman de Maryse Condé, Rêves amers. « Le thème a été imposé, rappelle le commissaire. La plupart de ces artistes connaissaient le sujet pour l'avoir déjà abordé. Les autres se sont lancés. Cette exposition est l'occasion de découvrir de nouveaux talents comme Félie-Line Lucol, Eddy Clarus ou encore Sand » . Les styles et le coup de pinceau diffèrent. Félie-Line s'est inspirée de ses recherches et d'archives, Marielle Plaisir a travaillé davantage sur l'art lui-même et Klodi Cancelier a laissé la place au spirituel. « Ce côté pluridisciplinaire est intéressant. Chaque artiste donne sa propre interprétation de l'histoire et sa sensibilité par rapport à ces faits historiques. Cette exposition est un hymne à la beauté et à la force d'Haïti » , poursuit Jean-Marc Hunt. À l'étage, 30 panneaux historiques suspendus racontent l'histoire à travers des faits : le Code noir, les héros, comme Toussaint Louverture, le commerce triangulaire, les guerres...
- Exposition itinérante : prochaine étape Beauport, Pays de la canne du 21 avril au 6 mai.
Jean-Marc Hunt commissaire de l'exposition, est chargé de rassembler les oeuvres et de créer une cohérence sur le thème de l'esclavage et de la traite négrière.Jean-Marc Hunt commissaire de l'exposition, est chargé de rassembler les oeuvres et de créer une cohérence sur le thème de l'esclavage et de la traite négrière.
Les tableaux de Félie-Line Lucol ont été appréciés par les élèves.Les tableaux de Félie-Line Lucol ont été appréciés par les élèves.
- Quatre ans de préparation...
Pendant quatre ans, les Anneaux de la mémoire ont travaillé sur le projet D'Ayiti à Haïti, la liberté conquise.
Il leur fallait trouver un commissaire d'exposition. Venus dans le département, ils sont partis en quête de celui qui pourrait être le chef d'orchestre de l'exposition.
Ils l'ont trouvé en la personne de Jean-Marc Hunt, qui a déjà organisé les deux éditions d'Art Baie-Mahault, de Mawonaj et il est à l'origine de la première édition de Millésime. Actuellement il expose à la fondation Clément en Martinique. D'Ayiti à Haïti, la liberté conquise est une exposition relatant l'histoire d'Haïti des Taïnos jusqu'à l'indépendance, qui a été créée en 2004 pour le bicentenaire de l'indépendance du pays, par le musée du panthéon national haïtien.
L'association nantaise existe depuis 1992. Elle a été créée en partenariat avec la ville de Nantes, au moment de de la célébration du 5e centenaire de la Rencontre des deux Mondes. Cette association est une association de loi 1901 qui vise à mieux faire connaître au grand public l'histoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs conséquences actuelles.
La première exposition réalisée par les Anneaux de la mémoire a eu lieu au château des Ducs de Bretagne, en décembre 1992.
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Vos commentaires

Mabouya12.04.2011  recommander (0)

Parler de l'esclavage dérange

Doubout imaginons que la traite translatlantique n'aurait pas concerné l'Europe, les européens ici chez nous ne seraient nullement gênés à ce que nous antillais nous parlions de l'esclavage. Mais c'est précisément parce que les européens ont participé et surtout se sont enrichis sur ce commerce que cela dérange.


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rose12.04.2011  recommander (0)

RE: Parler de l'esclavage dérange

Tous les antillais ne sont pas des descendants d' esclave . Les Francais blancs ont été aussi des serfs , le servage est aussi une forme d'esclavage.

L'esclavage des africains pour beaucoup est devenu un fond de commerce . Mais on ne parle jamais de la participation des arabes et des africains . Le fond de commerce est vide , il n'y a pas de fric à récupérer .


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doubout13.04.2011  recommander (0)

RE: Parler de l'esclavage dérange

Oui, c'est pourquoi Rose qui prétend que l'on ne parle pas des intra-traites, bien au contraire, la presse, les plateaux de télé, les radios, en raffolent : Entre l'identité, l'immigration (éternel fléau des phobies et des frustrations empiriques), il y a le négationisme dès lors que nous parlons de l'Europe et de son enrichissement évident des traites négrières, du code noir et des colonies.
Un siècle et demi depuis l'abollition des traites et de l'esclavage, jamais il a été évoqué dans les livres scolaires la vérité des plus honnêtes sur l'histoire des Antilles, mais aujourd'hui, on ne lit et entend que le contraire, puisque un certain peuple nourri par la ségrégation depuis leurs aïeux prétend qu'ils sont des bisounours et que ces "maudits noirs" sont, à eux seuls, les coupables de cet esclavage.
Qui s'est déplacé en Afrique : Les africains?
Demandez à n'importe quelle personne, et hélas, même beaucoup d'antillais aux Antilles de parler de l'histoire, des faits les plus sombres et aussi les plus glorieux, Mabouya, vous n'aurez pas beaucoup de monde conscient des traces laissées par nos ancêtres, mise-à-part les experts, bien-sûr.
La traite arabo-musulmane a participé aux traites monstrueuses, Rose, l'intra-traite, car comme dans tous les pays du monde, l'histoire et les guerres nous ont rappelé les délateurs, les faux frères, quelque soit leur couleur de peau ou leur situation, mais vous occultez, volontiers, les crimes de l'Europe et des Amériques, dommage...


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doubout12.04.2011  recommander (0)

Vous allez aux Phillipines et vous allez découvrir, avec effroi, l'esclavage + la prostitution des enfants, grâce au tourisme.
L'esclavage n'est pas une notion de couleur; elle est bien répandue depuis des millénaires et celle qu'ont connu les africains, une des plus monstrueuses au monde était bien les traites négrières : Les traites occidentales, orientales et intra-traites qui ont décimés des populations entières de part les conditions épouvantables des câles de bâteaux négriers qui auront perduré pendant cinq siècles et ce qui perdra l'Afrique à jamais, surtout avec la continuité des colonies...
A qui profite le mieux ces crimes?


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rose12.04.2011  recommander (0)

Comme vous dites si bien les traites orientales , la traite des blanches par les arabes.

Toutes les sociétés sans aucune exception ont commis l'esclavage . Les romains, les Grecs, les Africains etc...

Ce qu'il faut combattre aussi c'est l'esclavage mental , le rabachage sans fin .
La traite négriere est une forme d'esclavage parmi tant d'autres formes .

Je n'ai jamais dit que l'esclavage est une question de peau , car la Grèce l'a aussi pratiqué. Mais les Grècques ne sont pas en guerre contre leur passé qu'ils n'ont pas connu .


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doubout12.04.2011  recommander (0)

""La traite négriere est une forme d'esclavage parmi tant d'autres formes"" .

Les traites négrières a été particulière, même s'il n'existe aucune hiérarchie dans la souffrance, ces crimes contre l'humanité ont été suivis d'une grande dérive vers le mépris le plus inhumain : Le code noir de Colbert!
Nos ancêtres ne valaient pas plus que leurs rideaux de chambre, alors on peut imaginer le pire qui est arrivé : De nombreux témoignages d'abus ignobles faits sur l'être humain et ce n'était pas les noirs entre eux...
L'histoire ne peut s'effacer d'un coup de baguette magique pour le simple plaisir de certains qui voudraient que le passé occulté reste dans la gloire alors que nous savons, tous, que des zones sombres des faits historiques ont eu lieu.
Les archives, des parchemins que de frauduleux chineurs ont encore gardé précieusement et éhontément pour les vendre à leur sauce.
Il y a de fortes assocs qui mènent un combat de titan, merci à eux!


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rose12.04.2011  recommander (0)

Je sais Doubout , mais on ne peut pas refaire l'histoire . On ne peut pas non plus culpabiliser des gens qui n'ont eu rien à voir avec cette traite , ni non plus les chefs africains qui en ont profité et qui se sont enrichis .

Mais on peut aider les esclaves actuels au Soudan , Mauritanie au philippine et en Inde , c'est un travail de titan à mener pour libérer ses gens qui le vivent au présent quotidiennement .


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doubout13.04.2011  recommander (0)

Rose, sachez que mon mari et moi-même donnons depuis plusieurs années de l'argent prélevé chaque mois pour "Médecins sans frontières", ponctuellement pour la Croix Rouge, restaurants du coeur et aussi pour Haïti en 2010.
Je ne devrais pas en parler, mais juste pour vous dire que si j'étais un peu plus riche, je verserai davantage et j'admire les gens qui ont de l'argent et qui le font sans se poser de questions, pas comme certains qui n'aspirent qu'à mettre leur argent à l'étranger, comme certains artistes français et qui fricotent, pourtant, avec le gouvernement.
Ils sont blancs et ne sont pas patriotiques pour autant.
Personne n'en veut à personne et surtout pas les descendants d'esclaves ou négriers : C'est la connaissance qui fait qu'un enfant grandit différemment et l'Education nationale comme les gouvernants d'antan et ceux d'aujourd'hui en sont les responsables : C'est aussi ça l'identité française.


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rose11.04.2011  recommander (0)

N'oubliez pas les 300 000 enfants esclaves en Haiti. Les Restavecs . Il y a aussi beaucoup d'enfants esclaves vendus à Saint-Domingue par des parents Haitiens.

D'ailleurs durant le regne de Duvalier père , beaucoup de Braceros ( Esclave Haitiens ont été vendus à Saint-Domingue) .

Ce qu'il faut combattre c'est l'esclave actuel en Afrique par des Africains ( Soudan, Mauritanie, etc...) .

Published in Alliance's blog
Un article issu d'un entretien avec le président de l'association des Anneaux de la Mémoire, Yvon Chotard,dans lequel il plaide pour un débat international au sujet de l'esclavage. Cet article est paru dans le quotidien Presse Océan, édition de Nantes, le 25 janvier 2011. Retrouvez l'intégralité de l'article en téléchargeant la pièce jointe (format JPG) ci dessous.
Published in Revue de presse
Wednesday, 02 February 2011 12:04

Journaux, presse et médias

Published in Other web ressources

L'article de Ouest-France, traité dans un précédent billet, intitulé "Article de Ouest-France : Anneaux de la Mémoire : la polémique gâche l'anniversaire" a été repris sur le site du portail "nantes.maville.com". Celui-ci a donné lieu à  plusieurs commentaires dont celui de st-just0 citant Yvon Chotard : "à l'époque Nantes était malade de son passé, une vraie névrose collective", il apporte à l'article le commentaire suivant :

Je pense que Monsieur Chotard amplifie très fortement les réactions des Nantais au sujet du commerce triangulaire.

J'ai visité l'exposition, je l'ai trouvée très bien faite et pleine d'enseignements pour l'avenir, mais je ne me suis jamais (Nantaise de souche depuis bien des générations) sentie impliquée dans cette tragédie, qui d'ailleurs ne concernait qu'une toute petite fraction de la population de l'époque, à savoir les armateurs.

Quand Mr Chotard dit "à l'époque Nantes était malade de son passé, une vraie névrose collective" je pense que cela est totalement faux. Si Nantes à cette époque,était malade de quelque chose, c'était surement plus des problèmes économiques, comme la fermeture des chantiers, où la navigation en Loire qui a vu le déclin des lignes maritimes.

Je ne conteste pas la honte de l'esclavage, par contre je conteste la "névrose collective des Nantais" sur ce sujet.

Nous avons, sur le fil du site de maville, répondu à ce commentaire. Etant limité à 2000 caractères et pour plus de clarté je le fait figurer également ci-dessous :

Published in Alliance's blog
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