Cahier des Anneaux de la Mémoire n°07 (2004)
|
Livraison en France : Outside France delivery : |
Sommaire du numéro :
Frontières
- Jean-Marie Theodat
- Haïti et la République dominicaine : la négritude en partage
- Dimitri Bechacq
- Commerce, pouvoir et compétences dans le vaudou haïtien [Article en PDF]
- Cédric Audebert
- La constitution de l'espace migratoire international des Jamaïcains : de la dépendance néocoloniale à la déterritorialisation
- Monique Milia Marie-Luce
- Une migration de main-d’œuvre : Puertoricains, Antillais, Guyannais dans les années 1950-1960
- Jean Moomou
- La politique des autorités coloniales françaises à l'égard des Marrons Boni entre intégration et exclusion (août 1776 à juillet 1841)
- Karine Dupré
- Permanences et ruptures des formes urbaines des bourgs de Guadeloupe : cas de Gosier et Trois-Rivières, de 1938 à nos jours
Genre
- Dolorès Pourette
- Les notions de « nature » et « contre-nature ». Les Guadeloupéens de la région parisienne
- Robbyn Seller
- Localiser la violence familiale : un problème de catégories
- Mylenn Zobda Zebina
- Femmes et musiques contemporaines dans quatre sociétés noires des Amériques : Martinique, Jamaïque, États-Unis et Cuba
- Elvire Jean-Jacques Maurouard
- Ce qu'elles disent. Extraits des contes des îles savoureuses [Article en PDF]
Lettres
- Maximilien Laroche
- Histoire d'Haïti et histoire du roman haïtien [Article en PDF]
- Nadève Mènard
- La représentation de l'officier américain dans les romans haïtiens écrits durant l'occupation américaine, 1915-1934
- Odette Casamayor Cisneros
- Représentation du Noir dans la littérature cubaine des années 1990 et débuts du 21e siècle
- Evelyne Trouillot
- Parlez-moi d'amour
Avant-propos
Inscrire l’histoire de Saint-Domingue-Haïti dans le recit national
S’il est une histoire amnésique, n’est-ce pas celle de Saint-Domingue/Haïti ? Ou plutôt doit-on dire que l’histoire de Saint-Domingue/Haïti, en tant que pratique d’analyse du passé a connu des phases de disparitions et de résurgences, sans jamais réussir pourtant à s’inscrire dans les discours sur la Nation française.
En effet, si l’on retrace le parcours historiographique sur Haïti, que constate-t-on ? Si entre 1794 et 1848, Saint-Domingue demeure au centre des analyses et témoignages sur l’esclavage et les modalités de son abolition ou de son maintien(1), la France rompt en 1848 avec ce passé : moins brutale, commandée par un Etat philanthropique, la seconde abolition permet d’évacuer des mémoires la violence et la blessure narcissique constituée par la guerre d’indépendance de 1802. La seconde abolition de l’esclavage par la France, le 27 avril 1848, fonde l’effacement d’Haïti dans les textes sur l’histoire de France.
Alors que les historiens élaborent un discours sur la Nation française à partir de 1830 - où l’histoire devient une institution nationale, selon la formule d’Augustin Thierry(2) - aux lendemains de la guerre de 1870 -où l’histoire participe à l’identité nationale(3) - l’histoire des colonies et a fortiori celle de Saint-Domingue/Haïti disparaît de la narrativité historique. Dans cette période d’institutionnalisation de la mémoire et de cristallisation du rapport au passé, leur place dans l’histoire de l’établissement de la République et de ses valeurs était des moindres. Elles n’étaient pas présentes dans ces textes d’histoire, si importants au XIXème siècle dans la transmission de cette mémoire française(4), diffusée véritablement par le canal de l’école à partir de 1865 grâce à Victor Duruy. Cette France fondée pour les historiens du XIXème siècle, par la Révolution qui en symbolisait l’esprit(5) et qui achevait l’unité de la nation émancipée(6) ignorait presque complètement Saint-Domingue/Haïti alors que cette colonie interrogeait, illustrait les dogmes fondamentaux de « Liberté », « Egalité » et « Fraternité », révélant ainsi les impensés de la République.
Quelques exemples significatifs illustrent ce propos. Michelet accorde 14 lignes à la révolte des esclaves de Saint-Domingue dans son Histoire de la Révolution française de Michelet, publiée entre 1847 et 1853, sans jamais évoquer la première abolition de l’esclavage. Le silence est encore plus assourdissant chez Renan, en passant par Augustin Thierry, Guizot, Mignet (à l’exception notable de l’histoire socialiste publié sous la direction de Jean Jaurès). La liste est plus longue encore puisqu’elle va jusqu’au XXème siècle : de Lavisse jusqu’à Braudel(7), Pierre Nora, dans Les lieux de mémoire(8) ou encore l’Histoire de France(9) dirigée par André Burguière et Jacques Revel, la culture politique héritée de la Révolution est globalement restée inscrite dans le cadre national, dans un sens territorial hexagonal et dans un sens racial « blanc ». Saint-Domingue/Haïti n’existait donc pas comme « sujet d’histoire », certainement car subjectivité et traumatisme national se conjuguaient à l’infini.
De façon non paradoxale, donc, c’est un historien non-professionnel, c’est-à-dire hors des circuits institutionnalisés du savoir qui a, le premier, dénoncé l’omission des événements de Saint-Domingue dans les ouvrages consacrés à la Révolution française. Dans un militantisme anti-colonialiste revendiqué, Yves Bénot, journaliste de profession, publie en 1987, la Révolution française et la fin des colonies(10) et fonde dans le même mouvement, « l’Association pour l’étude de la colonisation française », composée d’universitaires mais aussi d’érudits.
Le champ historiographique a été ainsi occupé diversement mais souvent à partir de l’expérience et de la confrontation au pays d’Haïti. Dans un positionnement idéologiquement inverse à celui d’Yves Bénot, il y eut le travail de Gabriel Debien qui animât par ailleurs l’Académie des Sciences d’Outre-mer quelque peu nostalgique des empires disparus. Il fut l’auteur de plus de cent articles sur Saint-Domingue et d’un ouvrage de référence sur Les esclaves aux Antilles françaises(11) quelques années avant Pierre Pluchon, ancien conseiller culturel de France en Haïti, maurassien, qui s’attacha à revisiter des figures coloniales telles que celle de Toussaint Louverture(12) ou encore des invariants coloniaux tels que l’empoisonnement et le vaudou(13). Assidûment et avec une affection perceptible, Jacques de Cauna, diplomate de carrière, a exploré, lui-aussi, l’histoire coloniale aux temps révolutionnaires du XVIIIème siècle en insistant, plus récemment sur la trame étroite des liens entre la colonie et sa métropole. Je n’oublierai pas François Blancpain, expert financier, qui s’est attaché à démêler les fils retors de ce que l’on a appelé la « dette haïtienne » envers la France. Au confluent de la position historienne et celle d’anthropologue et de militant pour la reconnaissance de l’ambivalence de la relation de la France à Haïti (et d’Haïti à elle-même) s’imposent, enfin, les importants ouvrages de Gérard Barthélémy dont certaines notions telles que celle du « pays en dehors » ont été réappropriées à la fois par le monde universitaire et les acteurs sociaux.
Que l’on ne s’y trompe pas. Je ne dénonce pas ici l’occupation d’un espace par des non-professionnels car il me semble que le qualificatif d’historien se mérite aussi par la confrontation et le dépouillement des sources. C’est l’inverse. Je voudrais plutôt souligner comment les traditions et les dynamiques historiennes contribuent à ignorer des objets d’études - ici l’histoire d’Haïti - rendant difficiles et difficilement reconnus par la communauté des historiens, des travaux « hors champ ». Les productions de ces universitaires doivent en être d’autant plus saluées. Florence Gauthier et Marcel Dorigny ont été parmi les premiers à assurer des enseignements sur l’histoire de Saint-Domingue(14) et à s’être spécialisés sur la question, ils sont tous deux membres de « l’Association pour l’étude de la colonisation française ». Dans ce cadre, Marcel Dorigny est ainsi l’organisateur infatigable et zélé de colloques internationaux, de débats et de publications dont la dernière est intitulée : Haïti, première république noire(15).
Malgré la qualité évidente de ces travaux (et certainement à cause de leurs qualités qui laissent augurer de larges perspectives de recherche), il apparaît que le peu d’institutionalisation de la recherche par le biais de centres de recherche et d’unités d’enseignement, a garanti l’imperméabilité du domaine et a empêché un rapport de force positif permettant que soit entendue et reconnue l’histoire de Saint-Domingue/Haïti(16) et, plus généralement, l’histoire du fait colonial en France.
La publication de ces deux volumes consacrés à Haïti témoigne d’un souci de faire vivre un champ historiographique où diverses voix dialoguent - historiennes, géographes, anthropologiques, sociologiques, littéraires, iconographiques et photographiques - et où se mêlent chercheurs de nationalités diverses. Dans le même but d’assurer la reconnaissance de l’histoire d’Haïti - et en ce sens, notre support de publication dans des Cahiers qui font œuvre de mémoire est important - un autre parti pris nous a occupé, celui de rassembler les chercheurs confirmés et renommés avec de plus jeunes chercheurs dont les statuts sont différents. Les uns sont déjà enseignants tandis que d’autres viennent d’achever leur doctorat ou même le prépare. C’est pour nous une façon d’afficher la vivacité d’une jeune recherche dont une autre expression a été, en juin 2004, l’organisation d’une journée d’étude à l’EHESS, « La Révolution haïtienne au-delà de ses frontières » par les doctorants et les postdoctorants du Centre d’Etudes Africaines.
Ces deux volumes témoignent aussi d’une des formations à la recherche créée à l’Université des Antilles et de la Guyane en 1997. Depuis lors « l’Université de Juillet » (car bien qu’université « d’été », le terme était déplacé dans les Antilles) a réuni chaque année, pendant deux semaines, enseignants et doctorants travaillant sur la Caraïbe. Labellisée par le Ministère de l’Education Nationale(17), cette formation a pour but de créer un espace commun de réflexion et de formation sur la Caraïbe, identité construite par nos volontés mais expérience bien réelle pour tous les acteurs caribéens ! Des articles de certains étudiants ayant participé aux dernières sessions se trouvent publiés ici(18).
Dans l’ensemble caribéen, Haïti occupe une place centrale. La première est symbolique car si de nombreuses révoltes ont secoué les sociétés esclavagistes, c’est à Saint-Domingue/Haïti que s’est ancré le symbole de la liberté et la preuve que l’histoire de la domination pouvait être réversible. La seconde est concrète et matérielle. Haïti est actuellement le premier pays d’émigration dans la Caraïbe. Symboles de liberté et de créativité mais aussi expression de misères et destinataires de toutes les bonnes volontés humanitaires internationales, les Haïtiens coincés entre ces bornes maillent, cependant, par leurs déplacements, la Caraïbe. Telles les Madan Sara, ces marchandes qui circulent dans l’espace caribéen, les Haïtiens expérimentent et fondent pour leurs heurts et souvent leurs malheurs, la Caraïbe.
Cette argumentation fonde l’architecture des volumes puisque le premier est intitulé : « Haïti-matières premières » et s’articule autour de ressorts organisateurs forts en Haïti, à savoir l’Histoire et la Terre ; et le second : « Haïti dans le monde », dans un cadre plus large que la Caraïbe, construit autour de la question des Frontières, du Genre et des Lettres.
Qu’il me soit donné ici de remercier chaque auteur qui a accepté de participer à cette « expérience » ainsi que les Cahiers des Anneaux de la Mémoire qui l’abrite.
Honneur et Respect.
Myriam COTTIAS
C’est en effet par l’histoire que nous proposons d’introduire ces deux numéros des Cahiers des Anneaux de la mémoire consacrés à Haïti. L’île des Amériques, peuplée d’Indiens et conquise en 1492 par Christophe Colomb fut nommée Hispagnola. Les colons venus d’Espagne puis de France y introduisirent progressivement la culture du sucre, et l’île devint Saint-Domingue. C’est pour satisfaire le besoin croissant de main-d’œuvre qu’exigeait une économie sucrière de plus en plus industrielle qu’une population venue d’Afrique et réduite à l’esclavage, fut déportée massivement. C’est toute la genèse du peuplement de la partie occidentale de l’île durant les XVIème et XVIIème siècles et qui devint Haïti après l’indépendance, que nous décrit Vertus SAINT-LOUIS.
Trois cents ans après la conquête, une nouvelle société s’était construite. L’écrasante majorité de la population était esclave, d’origine africaine, noire. La minorité des maîtres était d’origine européenne, essentiellement française, blanche. Le préjugé de couleur s’était construit pour le maintien de l’ordre social esclavagiste. Florence GAUTHIER retrace le violent débat qui agita la France révolutionnaire qui dut affronter les conséquences de l’esclavage et de l’idéologie raciste.
A Saint-Domingue, le débat sur l’émancipation des esclaves prit la forme d’une insurrection des esclaves eux-mêmes. Yves BÉNOT fait une relecture des évènements relatifs à l’insurrection de la nuit du 22 au 23 août 1791 dans la région du Cap aux Français et connue sous le nom de la révolte de Bois Caïman. Il nous permet de mieux comprendre les rôles des divers acteurs et aussi les enjeux de cette insurrection qui fut décisive pour l’émancipation des esclaves et la fondation de la république d’Haïti.
L’un des nombreux héros de l’abolition de l’esclavage et de la conquête de l’indépendance fut Toussaint Louverture. A travers son épopée, Yolande BEHANZIN JOSEPH-NOËL décrit les dix années de combats militaires et politiques qui aboutirent à la fondation de la république d’Haïti.
A la suite de cette insurrection et après l’élimination ou le départ des colons français, les clivages résultant des préjugés de couleur et aussi des divers intérets de classe plongèrent la révolution haïtienne dans de violents conflits jusqu’à la guerre civile. Gérard BARTHÉLÉMY décrit les affrontements entre les chefs révolutionnaires haïtiens et les projets politiques et économiques dont ils furent porteurs. Par l’analyse des conflits fondateurs de la république d’Haïti, on peut tenter de comprendre les conflits d’aujourd’hui.
Durant cette période révolutionnaire haïtienne qui aboutit à l’indépendance en 1804, les représentants de la république française naissante que furent Sonthonax et Polverel confrontèrent eux-aussi leur projet politique. Jacques de CAUNA décrit ce conflit qui aboutit à l’effondrement de l’économie de marché au profit de l’économie de subsistance. Ce fut peut-être là une des origines de la création de deux nations aujourd’hui encore inconciliables et qui cohabitent dans le même pays.
Pour qu’il y ait une économie de marché il fallait du négoce. La société coloniale de Saint-Domingue ne se limitait pas aux plantations. Il y avait aussi des bourgs et des villes. Robert CHARLES introduit la nécessité du travail historique trop longtemps négligé sur les sociétés urbaines de l’ancien régime. L’effondrement de ces sociétés fut un handicap supplémentaire dans la construction de la nouvelle société haïtienne.
Le difficile débat sur les « causes des malheurs d’Haïti » reste d’actualité. Là comme ailleurs, se pause la question de savoir jusqu’où l’histoire peut être facteur de blocage. Carlo Avierl CÉLIUS nous propose sa recherche sur la complexité des rapports entre le peuple haïtien et son histoire. Et à travers le cas haïtien il s’interroge sur les formes d’expression de la mémoire et le rôle qu’elle peut tenir dans la construction de nouveaux modèles sociaux.
Après 1804, la prégnence de l’histoire fut manifeste dans le refus de la paysannerie haïtienne à travailler sur de grandes plantations bien qu’ayant arrachée le statut de travailleurs libres. Le déclin des grandes propriétés et l’émergence d’une paysannerie attachée à la petite propriété vivrière illustra ce refus durant tout le XIXème siècle. L’intervention américaine du début du XXème siècle échoua dans sa tentative de réintroduire une agriculture industrielle. C’est à partir de ces données historiques que Michaël LEVY analyse les difficultés de la mise en place d’une réforme agraire aujourd’hui, dans la plaine de l’Artibonite, zone fertile irriguée par un delta au nord-ouest d’Haïti.
A l’occasion du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti, l’ex président Aristide rappela que les Haïtiens avaient dû s’acquitter du remboursement des biens des colons spoliés par la révolution. Il réclama la restitution de cette dette. Le ministère des Affaires étrangères français nomma une commission chargée d’étudier les obligations de la France d’aujourd’hui à l’égard du peuple haïtien. C’est dans le cadre de cette commission que François BLANCPAIN et Marcel DORIGNY ont analysé la question de cette dette.
L’année du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti ne fut pas seulement l’occasion d’une revendication. Elle fut aussi marquée par une succession d’évènements brutaux qui ont projeté ce pays sur la scène internationale. Elle a aussi permis de rappeler et de commémorer la geste haïtienne. Jean-Marie THÉODAT dresse un bilan de cette année particulière où le peuple haïtien fut à la fois honoré et frappé par le malheur.
Myriam COTTIAS,
Jean-Marc MASSEAUT
(1) Plus de 1000 documents - relations de voyages, histoire, mémoires, lettres, essais - dans les séries Lk 9 et Lk 12 recensées à la Bibliothèque nationale.
(2) Cité par Pierre Nora dans son article sur « l’histoire nationale » dans André Burguière ed., Dictionnaire des sciences historiques, Paris, PUF, 1986.
(3) Gérard Noiriel, Qu’est-ce que l’histoire contemporaine ? Paris, Hachette, 1998, Charles Seignobos, Histoire sincère de la nation française, 1 vols., Paris, PUF, 1982.
(4) Philippe Joutard, « Une passion française : l’histoire » Histoire de la France, eds. André Burguière et Jacques Revel, vol. 4, Paris: Seuil, 1993.
(5) Jules Michelet, Histoire de la Révolution française, NRF, vol. 1, Paris, Gallimard, 1952.
(6) Françoise Mélonio, Naissance et affirmation d’une culture nationale. La France de 1815 à 1880, Points, Paris, Editions du Seuil, 2001, p.138.
(7) Qui déclare son « amour de la France », cité par Paul Ricoeur, La mémoire, l’histoire, l’oubli, Paris, Seuil, 1990.
(8) Pierre Nora, ed., Les lieux de mémoire, 5 vols, Paris, Gallimard, 1986.
(9) André Burguière, Revel, Jacques, ed., Histoire de la France, Paris, Seuil, 1993.
(10) Yves Bénot, La Révolution française et la fin des Colonies, Paris, La Découverte, 1987. Plus récemment, Yves Bénot, La modernité de l’esclavage. Essai sur la servitude au coeur du capitalisme, Paris, Editions La Découverte, 2003.
(11) Basse-Terre, Fort-de-France, 1974.
(12) Pierre Pluchon, Toussaint Louverture. De l’esclavage au pouvoir, Paris, 1979. Pierre Pluchon, Toussaint Louverture. Un révolutionnaire noir d’Ancien Régime, Paris, Fayard, 1989.
(13) Pierre Pluchon, Vaudou, sorciers, empoisonneurs, de Saint-Domingue à Haïti, Paris, Karthala, 1987.
(14) S’y ajoute mais sous un angle moins spécifique les ouvrages de Jean Tarrade, Jean Meyer et Paul Butel. Et, dans d’autres spécialités scientifiques, les travaux pionniers de Christian Girault, géographe, André-Marcel d’Ans, antrhopologue, Laennec Hurbon, sociologue, Jacky Dahomay, philosophe.
(15) Paris, Société française d’histoire d’Outre-mer, Association pour l’étude de la colonisation européenne, 2003. Dominique Rogers, maître de conférences à l’Université des Antilles et de la Guyane (campus de la Martinique) spécialiste de Saint-Domingue y publie un article fort intéressant.
(16) Le travail novateur de Laurent Dubois, Avengers of the New World. The Story of the Haitian Revolution, Cambridge, London, Harvard University Press, 2004 le révèle en creux.
(17) « Université Européenne d’Eté » (sic).
(18) Les sessions 1997 et 1998 ont donné lieu à la publication de numéros spéciaux de la revue du Centre de Recherches sur les Pouvoirs Locaux dans la Caraïbe, Pouvoirs dans la Caraïbe.
- CAM7_D_BECHACQ.pdf (148 télécharger)
- CAM7_E_MAUROUARD.pdf (93 télécharger)
- CAM7_M_LAROCHE.pdf (132 télécharger)




Haïti dans le monde

